Les coupures d'électricité en chiffres

D'après les signalements des habitants sur Famma Dhaw.

À quelle heure commencent les coupures ?

Le nombre de coupures qui commencent à chaque heure de la journée. On compte les débuts, pas le temps passé coupé : sinon 22 h paraîtrait terrible juste parce que les coupures de 20 h durent encore. Heure locale tunisienne.

À quelle heure ça revient ?

Le même axe, à l'envers : quand le courant revient. Seuls les retours confirmés comptent — il faut que des habitants aient signalé « j'ai la lumière ». Une coupure qui cesse d'être signalée la nuit ne compte pas comme un retour.

À quelles heures c'est le plus souvent coupé ?

À chaque heure de la journée, la part des créneaux observés où la zone était « coupée ». La forme de la courbe est informative — son niveau absolu ne l'est pas : on n'observe que les moments où quelqu'un s'est manifesté, et on se manifeste surtout quand ça ne va pas.

Combien de temps ça dure ?

Un encadrement plutôt qu'un chiffre unique : on sait que la coupure a commencé entre le dernier « ça marche » et le premier signalement de coupure, et qu'elle s'est terminée de la même façon. Annoncer une valeur au milieu serait une précision inventée.

Pourquoi le voisin a du courant et pas moi ?

Ça arrive plus souvent qu'on ne croit : la coupure s'arrête au bout de la rue.

Le plus gros épisode

Le moment où le plus de zones ont été coupées en même temps, sur la période observée.

Ces chiffres viennent des signalements volontaires des habitants, pas de mesures officielles. Une zone est comptée « coupée » sur un créneau de 15 minutes quand les signalements de ce créneau penchent dans ce sens — le même calcul que le badge ⛔ de la page d'accueil. Quelqu'un qui signale 20 fois compte comme une seule personne. Les « personnes » sont en réalité comptées par appareil — un téléphone dont on vide le cache compte une seconde fois, l'ordre de grandeur reste bon.

Sur les durées : les créneaux de 15 minutes servent à repérer les coupures, pas à les chronométrer. Chaque durée est mesurée entre les signalements eux-mêmes, à la minute près — mais comme on ignore ce qui s'est passé entre le dernier « ça marche » (la lumière, ou l'eau) et le premier signalement de coupure, chaque coupure est encadrée par une durée minimale et une durée maximale. C'est cet encadrement qui est affiché. Reste une limite : quand plus personne ne signale — la nuit, ou là où il y a peu de monde — une longue coupure peut être comptée comme plusieurs courtes. Les durées restent donc un plancher : la réalité est plus longue, jamais plus courte.

Ce qu'on compte, et quand : une coupure n'est retenue dans les durées que si les habitants ont signalé le retour (« j'ai la lumière », « j'ai l'eau ») avant et après — sans voir les deux extrémités, mesurer une durée reviendrait à en inventer une. Les heures de début et le nombre de coupures par jour ne demandent, eux, que le début : un événement se compte quand il commence.

Signalements écartés : ces statistiques ne comptent que les signalements passés par le contrôle anti-abus, mis en place le 22 juillet au soir. Ceux d'avant sont exclus : le jour du lancement, le site a reçu des dizaines de milliers de faux signalements envoyés depuis des identifiants fabriqués, impossibles à démêler des vrais après coup. Sont également écartés les appareils ayant signalé plus de vingt zones différentes — personne n'habite vingt zones.